Avec ses balades en mobylettes rétro au cœur du Pic Saint-Loup, Fabien, alias Bijou réveille la nostalgie et la liberté de nos 15 ans. Entre vignes, villages et rencontres avec les vignerons, la Mobythérapie, c’est avant tout le sourire garanti au guidon.
D’où est venue l’idée originale de proposer des balades en mobylette vintage sur le territoire ?
Je suis Fabien, mais tout le monde m’appelle Bijou. Installé au Pic Saint-Loup depuis 2006, j’ai redécouvert par hasard ma passion pour la mobylette en 2019, après une suspension de permis qui m’a remis au guidon d’un vieux 103 MVL. Ce retour en enfance m’a poussé à en acheter d’autres, juste pour le plaisir. Début 2020, ma compagne est diagnostiquée d’un lymphome hodgkinien. J’ai alors quitté mon travail pour m’occuper d’elle et des enfants. En mars, un ami m’a embarqué pour une sortie en mobylette et m’a soufflé l’idée : « Pourquoi ne pas en faire profiter les autres ? ». Le soir même, je créais l’association.
Depuis, la « Mobythérapie » est née.
Qu’est-ce qui vous séduit personnellement dans ces deux-roues rétro ? La nostalgie, le style, la liberté ?
Étant déjà passionné de moto, la mobylette apporte un côté nostalgique et rock’n’roll. La liberté de nos 15 ans, des virées bucoliques, surtout dans une aire de jeu telle que le Pic Saint-Loup. Tous les plus de 40 ans ont une histoire avec une mob !
Comment vos circuits sont-ils pensés ? Plutôt pour faire découvrir les paysages, le patrimoine, ou pour vivre une expérience insolite hors du temps ?
Les circuits sont choisis au départ pour le côté sécurité, avec peu de voitures. On emprunte essentiellement de petites routes. On a la chance de pouvoir profiter de paysages magnifiques entre vignes et garrigues, de visiter des domaines viticoles, d’aller au restaurant et de se faire une pétanque dans un petit village comme Lauret ou Valflaunès, ou encore d’aller se baigner au lac ou à la rivière.
Vos balades s’accompagnent parfois de haltes chez des vignerons. Comment se passent ces rencontres et pourquoi était-ce important pour vous de les intégrer au parcours ?
Étant une activité autour du Pic Saint-Loup, je ne pouvais pas faire autrement que de proposer des dégustations auprès des domaines viticoles. Les vignerons sont ravis : ils font découvrir leurs vins et, surtout, vendent quelques cartons que je sangle sur mes mobylettes. Les gens sont ravis de rencontrer les vignerons et leur domaine. Ils prennent rarement le temps de s’arrêter dans les domaines, choisissant souvent la facilité des caves coopératives ou des grandes surfaces.
Avez-vous une anecdote marquante vécue avec des participants pendant une balade ?
Les anecdotes… ce n’est pas ce qui manque ! Pour un EVJF, l’une des participantes n’avait jamais fait de mobylette et avait une grosse appréhension. Je lui ai bien expliqué comment faire et, à la fin de la virée, elle est arrivée la première avec un sourire éclatant et m’a lancé : « Merci Bijou, j’ai des papillons dans le ventre ! ». On a tellement ri, à en avoir les larmes aux yeux ! Autre souvenir : un EVG où les gars sont arrivés déguisés en personnages de Mario Kart… un moment inoubliable et très drôle !
Quelle est la réaction des gens lorsqu’ils enfourchent une mobylette pour la première fois ?
Première fois ou pas, dès qu’une personne pose ses fesses sur une mob, elle a le sourire. J’appelle ça le sourire de la Mobythérapie !
Qu’est-ce que la mobylette apporte de particulier par rapport à d’autres moyens de découvrir le territoire, comme le vélo ou la voiture ?
L’avantage de la mob par rapport au vélo, c’est qu’on parcourt plus de kilomètres sans se fatiguer. Et par rapport à la voiture, elle offre une vraie sensation de liberté tout en permettant de profiter pleinement des paysages.
Pour vous, quel est l’endroit incontournable du territoire à découvrir en mobylette ?
Autour du Pic Saint-Loup, il y a tellement de choses à faire selon les jours ! Par exemple, le marché de Valflaunès le dimanche matin avec les huîtres et un verre de vin blanc à la Belle Vigne, ou au 658 avec les huîtres de Francine, les fêtes de village en été, la pause photo à la chapelle Notre-Dame d’Aleyrac, le pique-nique au pont des Cammaous à Vacquières… je ne pourrais vraiment en choisir qu’un !
Est-ce que vos balades attirent davantage des amateurs de patrimoine, d’œnotourisme ou plutôt des curieux en quête d’une expérience insolite ?
Surtout des curieux, des expériences insolites, l’originalité du concept et le petit plus de la dégustation de vin.
Quels sont vos projets à venir : de nouveaux circuits, de nouveaux partenariats avec des producteurs ou peut-être des formats originaux ?
De nouvelles formules et de nouveaux partenariats sont au programme pour 2026. Il faudra me suivre sur les réseaux ou sur mon site internet pour en savoir plus.
Enfin, une question plus légère : si vous pouviez inviter une personnalité (vivante ou disparue) à faire une balade en mobylette avec vous sur le territoire, qui choisiriez-vous et pourquoi ?
Johan Zarco ! Pilote de MotoGP de chez nous que j’apprécie particulièrement. Lui montrer qu’à 50 km/h on se régale autant qu’à 300… et s’il peut venir avec les meilleurs pilotes du monde, là je serais au paradis !